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  • Nicolas Heux

Co-construire une alliance thérapeutique en approche orientée vers les solutions

La coopération comme mode d’action




Il semblerait que le concept d’alliance thérapeutique ait été utilisé pour la première fois de l’Histoire par Sigmund Freud. Depuis, de nombreux chercheurs ont publié sur ce sujet.


La plupart s’entendent sur l’importance de la qualité de la relation qui s’instaure entre accompagnant et accompagné pour amorcer des changements dans la vie des personnes.


Selon une étude menée aux USA par M. Lambert, 4 sources d’influence concourent à un changement positif au cours d’une relation d’aide : les facteurs externes (40%), l’effet placebo (15%), les facteurs techniques et théoriques (15%), et les facteurs relationnels (30%).


C’est donc de ces facteurs relationnels et de leur émergence qu’il sera question dans cet article. L’idée principale ne sera pas de disserter sur ce qu’est ou n’est pas l’alliance thérapeutique en tant que telle, mais bien de s’intéresser aux conditions de son expression.


Selon Michael F. Hoyt, la thérapie brève repose sur 3 axes principaux qui sont le fait de travailler sur les ressources des personnes, sur les résultats qu’elle souhaite obtenir et sur l’alliance qui s’instaure entre elle et le thérapeute.


Nous nous intéresserons donc à cette dernière dans une pratique orientée vers les solutions.



Une croyance sans failles dans les ressources et compétences des clients


« Une expérience très intéressante avec des outils différents et un thérapeute qui n'est, pour une fois, pas drapé dans ses habits de psy condescendant. » *


Avant même de rentrer en relation, le thérapeute se doit de croire sans retenue aux compétences du client et dans sa capacité à changer. Les personnes sont les seules expertes de leur vie et savent parfaitement comment s’y prendre pour ne pas sombrer.


La personne, considérée comme faisant partie d’un système plus large (amis, familles, travail, société, normes sociales…) et faisant la démarche de venir demander de l’aide, se trouve déjà dans une forme d’équilibre (homéostasie) qui lui permet d’avancer.


Le fait même de prendre rendez-vous avec un thérapeute est un signe de sa volonté de s’en sortir et nous alerte sur le fait qu’elle a déjà commencé à changer.


Avec l’approche orientée vers les solutions, la personne n’est pas considérée comme statique avec un problème que l’on pourrait diagnostiquer et qui marquerait une limite pour se développer. Au contraire, les praticiens de l’AOS posent le principe de l’impermanence : le changement est continu, tout bouge et tout se transforme à longueur de temps.


Le thérapeute, avec cette conviction et ce regard posé sur la situation, devient un accompagnant de ce mouvement ou, pour le dire autrement, un facilitateur pour continuer cette dynamique.


Avant même la première séance, lors de votre premier échange téléphonique ou même avant s’il a entendu parler de vous, le client doit sentir qu’il y a au moins une personne qui croît plus que tout à ses capacités de changement, à ses forces intérieures et à la singularité des réponses qu’il va trouver.